Les professionnels de la presse réclament des actions de la part des parlementaires

4 Oct

Le grand débat sur l’indépendance de mercredi après-midi animé par le fondateur des Assises Jérôme Bouvier rassemblait un grand nombre de journalistes, de syndicalistes et de parlementaires. L’occasion de revoir ensemble l’ensemble des thématiques évoquées depuis le début des Assises. Le principe est simple : chaque intervenant s’exprime sur ses revendications puis les parlementaires prennent la parole pour leur répondre. Sébastien Huyghe, député du Nord et secrétaire national de l’UMP salue l’initiative : « Il est intéressant d’échanger les rôles : les journalistes nous rencontrent toujours pour nous écouter. Ici, nous sommes venus pour écouter les journalistes ».

Le débat commence par un état des lieux de la profession : arrêt de publications papier, départs massifs de journalistes, faillites de titres. Le public est assommé de chiffres effrayants.

Des revendications récurrentes

Les interventions des professionnels de la presse se succèdent et les revendications pleuvent : davantage  d’aides de l’état pour que la presse puisse évoluer pour Maurice Botbol, président du Syndicat de la presse indépendante en ligne et Louis Dreyfus, président du directoire du monde. Amélioration de la loi sur les sondages et sur les temps de parole fixés par le CSA durant les campagnes politiques pour Philippe Massonnet, directeur de l’information à l’AFP et Marie-Laure Augry, présidente du Club des médiateurs de la presse. S’ajoutent pêle mêle, l’élargissement de la protection des sources et la protection des équipes rédactionnelles, la faillite de Presstalis, les commissions dues à Apple pour diffuser l’information sur les tablettes.

Des parlementaires qui entendent…et agissent peu

En matière de protection des sources, Sébastien Hyughe est d’accord pour préciser les fameux « impératifs prépondérants d’intérêt public » (voir Sources : bientôt mieux protégées). Il tempère ses propos : « Il faudra tout de même garder les portes ouvertes car à préciser chaque point, on risque d’en oublier ». Quant aux règles fixées par le CSA lors des périodes électorales, Christine Kelly, ancienne journaliste et membre du CSA, souligne que cela pourrait être possible à condition que «  les bureaux de vote ferment tous à la même heure ». Pierre Laurent, sénateur de Paris et secrétaire national PCF sera le plus vindicatif : « Il faut agir de manière législative, et vite : il y a urgence ! Nous avons un problème de méthode ». Rappelons que Pierre Laurent a été journaliste pendant 25 ans…

Joséphine Thomas

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