Election présidentielle : la genèse de nouvelles pratiques médiatiques

4 Oct

La première année électorale avec internet, c’était en 2002. Depuis nous avons eu la naissance des blogs en 2003-2004, avec leur essor pour les élections de 2007.
2012 est quant à elle l’année électorale des réseaux sociaux. C’est la thèse de Thierry Vedel, chercheur au CNRS- Centre de recherche politiques Science Po, approuvée par tous.

Les médias de la présidentielle 2012

 

Twitter et Facebook ont indéniablement rythmé la campagne  électorale de cette année. Ils ont contribué à l’information continue dont les accros a l’info s’abreuvent sans discontinuer.  « Les meetings politiques étaient tous retransmis en direct à la télévision, c’est une première. En 2007, seuls les plus grands meetings pouvaient être vus à la télé », ajoute Raphaëlle Bacqué, journaliste au Monde.
Si le tweet a fait partie intégrante de la campagne, « il faut tout de même se demander si l’outil modifie la nature du message », selon Thierry Vedel. Il poursuit : « Qui est touché par le contenu du message ? Qui y participe ? ».

Une nouvelle forme de journalisme : le fact-checking

Le fact-checking, c’est le fait de vérifier le plus rapidement possible les paroles des politiques et autres acteurs de l’actualité. Le terme est nouveau mais pour Cédric Mathiot, journaliste à Libération « ce qui est innovant ce n’est pas de vérifier l’information mais que l’objet du travail est exclusivement le factuel ». Les entreprises de presse ouvrent de plus en plus de « cellules de vérification ». Durant la campagne électorale elles étaient de mise pendant les débats : les politiques pouvaient être interpellés sur leurs propos  quelques minutes après les avoir dit. L’AFP, s’y met aussi : « Nous voulons mettre en place ce type de cellules dans nos bureaux à l’étrangers », affirme Bernard Pellegrin, directeur adjoint de l’information. Pour Raphaëlle Bacqué, le public veut savoir si le politique lui ment ou pas mais « il y a une limite : le pouvoir ne dit pas tout ». Limite sur le temps aussi pour Cédric Mathiot : « On ne peut pas vérifier en une minute. Il faut aussi prendre le temps de se demander se que la personne a voulu dire. Il faut connaître le contexte. »

Le débat se conclue sur la présence d’un fossé qu’il est difficile à franchir pour les journalistes. Les nouvelles techniques rendent la transmission de l’information quasi immédiate mais ces informations ne touchent pas toutes la société. «Nous n’avons pas la possibilité d’obtenir toute les revendications de la société. Il faudrait aller chercher physiquement les personnes qui ne s’intéressent pas à l’actualité et à la politique», déplore Raphaëlle Bacqué.

Joséphine Thomas

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