Ecrire la télévision, pour mieux la regarder.

4 Oct

William Irigoyen (Arte) présent au débat sur les nouvelles écritures de l’info TV, sous l’Oeil de Michel Mompontet( Mon oeil, France2).

 

On a souvent tendance à l’oublier, mais la télévision c’est d’abord de l’écrit. Avant d’être à l’antenne, chaque émission, chaque reportage est pensé, et discuté autant sur la forme que sur le fond. La nouveauté cette année ? La valorisation d’un élément essentiel… l’image.

 De nouvelles écritures pour un même but : attirer le public.

Sous le vocable « Nouvelles écritures de l’information télévisuelle », se cache un principe vieux comme le monde : Rendre attrayant l’objet diffusé. A cette question la télévision a trouvé la réponse depuis longtemps. Sauf qu’au fur et à mesure de la multiplication des chaînes, via la TNT et le satellite notamment, le téléspectateur est devenu insaisissable. Symbole de ce bouleversement, l’explosion des chaînes d’information continues. D’ailleurs, le JT de TF1 en a fait les frais avec une baisse d’audience conséquente. « Nous avons dû réagir face l’émergence des chaînes d’information continues. D’où une transformation du JT il y 6 mois avec un nouveau présentateur, à savoir Gilles Bouleau », détaille Vincent Vanderstuyf, chef-adjoint du pôle informations générales de TF1.

La qualité de l’image, nouvel enjeu de la télévision de demain.

Mais si l’information télévisuelle garde son aura, celle-ci est trop souvent limitée par des contraintes temporelles et financières. Michel Mompontet, créateur de l’O.T.N.I (Objet télévisuel non identifié) Mon Œil, estime que les limites résident aussi dans l’imaginaire parfois trop limité de certains journalistes. «  Comment ne pas s’inspirer de séries télévisuelles comme 24 heures ou The Wire pour attirer le téléspectateur ? » s’étonne le journaliste de France2 qui dit « travailler sur la symbolique et l’inconscient de l’image ». L’image, un outil de compréhension donc, mais aussi une signature. Par exemple, une des nouveautés apportées dans le nouveau JT de TF1 a été une nouvelle mise en image du sommaire. «  Nous avons voulu appliquer en quelque sorte le slogan de Paris-Match : le poids des mots, le choc des photos », précise Vincent Vanderstuyf. Dans cette logique, le reportage ne peut confirmer ce phénomène. «  Il s’agit là d’une véritable arme de singularisation. Et je pense que la télévision doit travailler la mémoire, il faut que l’on se souvienne de ce que l’on a vu » affirme William Irigoyen, journaliste à Arte.  L’information télévisuelle prend donc le pari de la qualité des reportages, reste au téléspectateur à les regarder d’un bon œil.

Jalal Kahlioui

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