Collégiens et lycéens, une vision partielle du journalisme

4 Oct

Une centaine d’élèves du secondaire se sont retrouvés mercredi après midi dans le théâtre lors d’une Rencontre des journaux des collégiens et lycéens de Poitou-Charentes. Ces collégiens et lycéens ont la chance d’appartenir à des établissements qui publient un journal écrit par ses élèves. On les appelle « journalistes jeune ».  L’évènement était organisé par l’association Jets d’encre (Association nationale pour la promotion et la défense de la presse d’initiative jeune), le CLEMI (Centre de Liaison de l’Enseignement et des Médias d’Information) et les Assises.

Les adolescents ont  échangé sur la vision qu’ils portent sur la Presse qui leur est destinée, à laquelle ils participent, le « journalisme jeune ». Quelles sont leurs droits, mission, limites ? Pour lancer le débat, des questions ont été projetées sur un écran, une trentaine d’élèves postés sur la scène devaient choisir parmi quatre réponses possibles :

  • Cela fait partie des rôles du journalisme jeune et c’est réalisable facilement.
  • C’est peut-être une bonne idée mais c’est compliqué à mettre en place.
  • C’est possible mais ça n’apporte pas d’intérêt au journal.
  • C’est une mauvaise idée et je ne conçois pas le journalisme ainsi

“Quel est le rôle du journaliste” : est-il un porte parole de son public ? Les réponses divergent. Si pour une dizaine d’entre eux c’est son rôle, ils sont quelques uns à estimer que son rôle est surtout d’informer.

“Le journal doit il parler de tout ?” Ils ne sont que deux à le penser. Une vingtaine d’élèves sont plus modérés. Même si le journal se doit de parler de tout, ce n’est pas simple à réaliser : manque de place, angle à trouver…

Charte des journalistes jeunes

 

Au fur et à mesure que ces jeunes élèves prennent la parole, un constat s’opère : ils ne connaissent pas assez les règles du journalisme jeune, ses devoirs et interdiction, précisées dans la « Charte des journalistes jeune ». Plus effrayant, ces adolescents s’autocensurent déjà. « Quand il se passe quelque chose de négatif au collège, on n’en parle pas toujours pour ne pas fâcher le chef d’établissement. »

Comme le souligne Naïké Desquennes journaliste indépendante et intervenante lors de l’évènement, « ce n’est pas parce qu’un prof ou un adulte vous dit de vous arrêter qu’il faut le faire, vérifiez d’abord si vous enfreignez réellement une règle. Le journal de votre établissement c’est l’occasion de laisser libre cours à votre créativité.»

Anne-Laure Tricot

 

 

 

 

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