Reporters forgés au printemps arabe

3 Oct

Des journalistes âgés d’une trentaine d’années se sont réunis à Poitiers pour évoquer leur couverture du « printemps arabe ». Un âge qui constitue un avantage pour  comprendre les enjeux et les motivations de ces révolutions menées par une jeunesse éprise de liberté.  Tunisie, Syrie, Darfour, ces freelancers nous ont livré leur témoignage.

Une génération marquée par la multiplication des acteurs médiatiques

Sur le terrain, tous les journalistes témoignent de l’omniprésence des médias internationaux. Pour autant, est-ce que cette abondance journalistique la multiplication des journalistes est-elle considérée comme néfaste ? Bien au contraire ! «  C’est une vraie émulation qu’il y entre les journalistes quand nous nous croisons sur le terrain. On apprend beaucoup les uns des autres », raconte Edith Bouvier (Le Figaro).

Voir la guerre… à ses propres frais. C’est aussi ça la réalité de ces reporters freelance à part entière. Tout payer du fixeur au gilet pare-balle. Ou quand le moindre achat devient un investissement inclus dans le prix de vente du reportage. «  Quand je pars en reportage, je paye tout ce dont j’ai besoin pour être sûre de beaucoup bosser », détaille Edith Bouvier. D’ailleurs quand on pose la question des premiers réflexes lorsque l’on arrive à peine sur ces zones de conflits, Karim Talbi (AFP) répond : « Lors des premiers moments sur le terrain, je cherche surtout une voiture, un fixeur, un toit, et à manger si possible. Là je peux commencer à travailler ».

Le freelance pour mieux comprendre le long terme.

Mais si le journaliste freelance est devenu un outil incontournable pour les grands médias notamment à sa flexibilité. Il sert de veille, et permet parfois d’anticiper un évènement à venir, il participe au même titre que les correspondants permanents à la couverture au long cours des évènements. « Ces journalistes-là se comptent sur les doigts d’une main. Nous avons vraiment un manque de suivi » constate avec amertume Hervé Gesquièrre. Et justement les journalistes freelance représentent les rares acteurs qui assurent le suivi des évènements. «  D’autant plus que si le conflit tire en longueur, les freelance sont une vraie marge de manœuvre pour les grands médias », renseigne Marine Olivesi, qui collabore avec des radios américaines.

Jalal Kahlioui

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