Quelles ambitions pour les futurs journalistes ?

2 Oct

Le CEJER, (Chercheurs En Journalisme des Ecoles Reconnues)  présente aujourd’hui à Poitiers, une enquête intitulée « Futurs journalistes : A quoi rêvent-ils ? ». Cette enquête a été menée depuis 2010 auprès d’étudiants d’écoles reconnues (Bordeaux, Marseille et Strasbourg) et de nouveaux entrants dans la profession (journalistes inscrits au « planning » de Radio France).  Il s’agit de déterminer quelles conceptions du métier développe cette nouvelle génération de journalistes.  Au programme : imaginaire des futurs professionnels, différences sociales dans la perception des étudiants  et impact du numérique. L’objectif est d’informer sur les évolutions des mentalités étudiantes pour mieux organiser une réflexion sur l’enseignement des futurs journalistes.

La pratique journalistique des étudiants reste traditionnelle.

Les étudiants interrogés donnent la priorité  au « terrain » et au relationnel, au détriment des réseaux sociaux. 50% des étudiants interrogés n’ont jamais posté de contenu sur internet. Les plateformes comme Twitter ou Facebook ne sont pas considérées comme des outils professionnels mais réservées à un usage privé.  Avec l’avènement d’internet, l’interaction entre journalistes et public semble une évidence. Pas pour cette nouvelle génération. Cette collaboration « reste impensable pour eux» renchérit Benoît d’Aiguillion, Enseignant chercheur à l’Ecole de Journalisme et de Communication de Marseille.

Précarité journalistique ne rime pas avec crise des vocations

La précarité de l’emploi journalistique est  intégrée par tous les étudiants. Cela est loin de les freiner car la plupart d’entre eux déclarent porter un intérêt relatif au montant de leur futur salaire. Ce n’est pas le même son de cloche pour les nouveaux entrants. L’absence de contrat pour les journalistes « du planning » de Radio France démotive certains d’entre eux, qui reconnaissent avoir songé à quitter le dispositif.

Une vie privée en pointillés

La question de la vie privée divise les personnes interrogées. Si les étudiants acceptent facilement de sacrifier momentanément leur vie privée au profit de leur vie professionnelle, ce n’est pas le cas des jeunes journalistes du planning de Radio France. La disponibilité que l’on réclame d’eux laisse peu de place à la fondation d’un foyer. De quoi les refroidir, mais pas les démoraliser puisqu’ils sont nombreux à affirmer vouloir poursuivre leur activité au sein de Radio France.

Cette enquête, une fois, terminée sera publiée en 2013.

Erik Chiaramonti

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