La presse professionnelle en quête de crédibilité.

2 Oct

Pour la majorité d’entre nous la presse professionnelle se résume à un magazine posé sur la table de la salle d’attente du médecin. Mais ce n’est que la face immergée de l’iceberg.  A ce jour, on compte plus de 1600 publications qui touchent tous les corps de métiers ou presque. Et ce sont plus de 5000 journalistes permanents qui  travaillent dans ce secteur méconnu  du grand public.

Mais à quoi sert la presse professionnelle ?

A cette question, les mauvaises langues répondront que ce n’est pas du journalisme, mais plutôt de la communication ! Avec pour principal argument, l’omniprésence des annonceurs. Certes la presse professionnelle a connu «  ses 30 plus belles années grâce à la bulle publicitaire », selon Alain Trebucq, directeur des publications du groupe GMS. «  Mais, il ne faut pas oublier que ces dix dernières années, les revenus publicitaires ont baissé d’environ 80% » ajoute le spécialiste de la presse médicale qui annonce la fin programmée de la relation incestueuse entre les annonceurs et les journalistes. Marre d’être les moutons noirs de la profession ! Les représentants de la presse professionnelle sont venus aujourd’hui à Poitiers pour enfin être reconnus par leurs pairs comme des journalistes à part entière.

 Un maillon essentiel de la communauté professionnelle

« Nous jouons un rôle dans l’épanouissement de l’individu dans sa vie professionnelle», glisse Charles-Henri Dubail, directeur des publications de Victoires Editions et président du SPPRO (Syndicat de la presse professionnelle). Selon lui, le rôle de la presse pro  joue un rôle considérable. Au même titre qu’un journal de presse générale, la presse professionnelle rend compte de l’actualité de la profession. Une fonction légitimée par Les lecteurs. 65% des lecteurs de presse professionnelle ne pourraient s’en passer, selon une enquête de l’Ifop datant de 2012.

Internet : une opportunité pour les pros

Tandis que la presse écrite redoute le basculement du papier au web, la presse professionnelle  ne craint pas le mastodonte numérique. D’abord, parce qu’internet permettrait de développer le réseau des médias professionnels français face à une supériorité des publications anglo saxonnes. D’autant plus que le système des lettres confidentielles a su prendre le virage du  numérique, avec l’usage massif des newsletters sans que cela n’ait d’impact sur la presse papier. Preuve que les magazines professionnels ne restent pas cantonnés dans votre salle d’attente.

Jalal Kahlioui.

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